Roman

Petit traité sur l’immensité du monde, Sylvain Tesson

Bonjour à tous 🤗

Je vous retrouve en cette journée très ensoleillée chez moi pour vous chroniquer ma dernière lecture. Je dois admettre que je n’avais pas spécialement envie de le faire au vue de mon ressenti final mais une personne en particulier (elle se reconnaîtra si elle passe par-là 👑) m’a dit qu’il fallait tout de même que j’y partage mon avis. Alors c’est ce que j’ai fait, le soir même après avoir terminé ma lecture j’ai écrit cet article.

Résumé :

Auteur : Sylvain Tesson

Genre : Témoignage

Édition : Édition des Équateurs

Année : 2005

Nombre de pages : 176 pages

Pour ralentir la fuite du temps, Sylvain Tesson parcourt le monde à pied, à cheval, à vélo ou en canot. Dans les steppes d’Asie centrale, au Tibet, dans les forêts françaises ou à Paris, il marche, chevauche, escalade aussi les monuments à mains nues.
Pour mieux embrasser la terre, il passe une nuit au sommet de Notre-Dame de Paris, bivouaque dans un arbre ou sous un pont, construit des cabanes. 
Cet amoureux des reliefs poursuit le merveilleux et l’enchantement. Dans nos sociétés de communication, il en appelle à un nouveau nomadisme, à un vagabondage joyeux. 
Ce Petit traité sur l’immensité du monde est un précis de désobéissance naturaliste, une philosophie de poche buissonnière, un récit romantique contre l’ordre établi.

Mon avis :

Ce livre m’a été conseillé dans le cadre du club lecture du mois de mars mais avec un doute notable s’il allait me plaire. L’introduction de cet article en dit beaucoup sur mon avis mais il a de bonnes notes donc mon avis n’est pas celui de la majorité.

Je ne qualifierais pas ce livre d’essai même s’il s’en approche beaucoup. C’est plutôt le témoignage de Sylvain Tesson qui nous raconte les bienfaits d’être un voyageur, et particulièrement un voyageur se déplaçant à pieds. Sur le principe je n’ai rien contre. Seulement le discours employé n’était pas nuancé du tout. Il fait état d’une apologie extrême de la marche à pieds allant à dénigrer ceux qui prennent un autre moyen de se déplacer. Quand je dis apologie c’est dans le sens négatif du terme car lui marchait des jours et des jours sans s’arrêter. Nous ne sommes pas dans un défi sportif mais dans une part malsaine. Par exemple il va dormir sur des bancs, sur des tombes dans les cimetières, etc. et pas pour une question d’argent.

Il y a beaucoup de références à d’autres auteurs dont à Goethe mais souvent la citation était placée là pour faire joli. Un peu comme une copie d’étudiant où l’on n’a pas bien appris sa leçon mais où l’on brode en plaçant toutes les citations et références littéraires que l’on connait. Ça en devient rapidement ridicule. Le style d’écriture se veut travaillé avec beaucoup de comparaisons, de métaphores mais cela ne m’a pas plu car tout comme le fond du livre, la forme manquait de nuance. Toutes les phrases avaient des comparaisons et ce n’est pas fluide dans la lecture. C’est pour ça que je vous disais que le qualifier d’essai n’est pas idiot car à chaque phrase il faut s’arrêter pour comprendre ce qu’il raconte.

Habituellement, je lis le livre en entier. Je ne saute pas de pages, ni de passages. Là j’ai fini par faire ça tellement que je n’aimais pas le livre mais avec l’espoir que ça finisse par s’améliorer. Bon ce ne fut jamais le cas. Le terme de propagande est trop fort pour ce que j’ai ressenti mais en même temps il y a un martèlement intellectuel de sa pensée sans amener à la discussion. Parfois nous passions du coq à l’âne dans la même phrase, je n’ai pas fait d’effort de chercher ce qu’ils se cachaient derrière. On dit qu’il faut une ligne conductrice, un fil rouge entre les chapitres, là il n’y a rien si ce n’est qu’il faut marcher. J’admets que ça ne me donne pas envie de marcher son livre, il m’a plus énervé qu’autre chose !

S’il faut trouver du positif, je dirai que sur les bienfaits de la marche à pieds je suis d’accord. La médiation, le plaisir de réfléchir quand on marche, les réflexions que l’on se fait, s’aérer l’esprit et le mental, se poser des questions et souvent mettre en place des rêves, des projets, etc. En tout cas en ce qui me concerne c’est ainsi que je fonctionne.

Il parle de voyage mais je n’ai pas voyagé un seul instant. Je suis restée là où j’étais, chez moi en tenant ce livre à la main. Il a sillonné le monde et j’aurai aimé retrouver la richesse des échanges, des cultures et des partages de d’autres voyageurs pour comparer avec lui. Il a pris le parti de ne raconter que ce que lui a vécu, ça se tient également mais du coup le discours est purement occidental. L’ouvrage aurait pu être plus complet car il raconte à certains moments qu’il a voyagé avec d’autres personnes qui ont une définition de la marche différente.

Si je voulais que vous lisiez ce livre, c’est sûr que je suis une très mauvaise vendeuse cela va s’en dire. Je peux seulement vous dire que certaines personnes ont adoré son approche et ont eu envie de vagabonder, de sillonner le monde ou sa région avec seulement un sac à dos sur le dos. Moi j’ai juste détesté le livre et suis partie directement voyager en compagnie d’un autre livre.

Petit traité sur l’immensité du monde n’est pas un livre qui m’a plu. Ma chronique en dit long mais rien ne m’a happée. Je suis peut-être passée à côté du sujet, ou alors je n’ai pas commencé par le bon livre pour découvrir cet auteur. En tout cas, c’est certain que je n’ai pas envie de lire autre chose de lui.

Ma chronique est assez assassine donc si jamais vous avez lu ce livre et que vous avez aimé je veux bien vos retours ⬇️

Je vous souhaite une excellente journée et je vous retrouve très bientôt dans un prochain article qui je l’espère sera plus positif ! 🤗

Laure

11 commentaires sur “Petit traité sur l’immensité du monde, Sylvain Tesson

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