Lectures

Les Morsures de l’ombre, Karine GIEBEL

Je suis tombée par hasard sur ce livre qui était dans ma bibliothèque de quartier sur les étagères « Conseillé par les lecteurs ». Cette catégorie est plutôt pas mal et si vous avez la même chez vous, jetez-y un petit coup d’œil vous tomberez sûrement sur des livres que vous aimerez. Il est toujours difficile de trouver un livre qui nous plaira tout le long rien qu’à la couverture mais si certains nous le recommandent on se laisse tenter plus facilement.

« Les Morsures de l’ombre » est le troisième roman de Karine GIEBEL. Si comme moi vous ne connaissiez pas cet auteur il faut juste savoir qu’elle écrit des thrillers, des polars qui font frisonner (mais pas de là à ne pas en dormir de la nuit) et qu’elle a un réel talent d’écriture. Sa plume est fluide, saccadée afin de faire monter le suspense et en même temps l’angoisse.

Résumé :

Une femme. Rousse, plutôt charmante. Oui, il se souvient. Un peu…
Il l’a suivie chez elle… Ils ont partagé un verre, il l’a prise dans ses bras… Ensuite, c’est le trou noir.

Quand il se réveille dans cette cave, derrière ces barreaux, il comprend que sa vie vient de basculer dans l’horreur.
Une femme le retient prisonnier. L’observe, le provoque, lui fait mal.
Rituel barbare, vengeance, dessein meurtrier, pure folie ?
Une seule certitude : un compte à rebours terrifiant s’est déclenché.
Combien de temps résistera-t-il aux morsures de l’ombre ?

Ça ressemble à un jeu.
Le premier qui bouge a perdu.

 

Mon avis :

C’est mon premier thriller et j’avais peur avant même d’avoir commencé à lire (le comble oui ^^), honnêtement j’avais peur d’avoir peur et d’être terrorisée car on a quand même affaire ici à une fille qui déteste les films d’horreur ou qui font peur. Finalement ce n’est pas de cette peur qu’il est question ici (j’ai beaucoup utilisé le mot « peur » là haha).

En effet, c’est plutôt un livre qui tient en haleine et où on se demande sans cesse si Benoît va survivre à cette femme, et s’il ne va pas se faire frapper. Ce qui est troublant c’est que peu à peu on ressent exactement les émotions du personnage principal : la peur d’un nouveau coup de la femme et de réussir à survivre jusqu’au lendemain. Contrairement à ce qu’on pourrait penser ce n’est pas du tout répétitif au contraire malgré qu’il soit enfermé dans une cave c’est « vivant » et vif comme roman.
Physiquement on connaît très peu de détails des personnages mais assez pour s’en faire un portrait. De même, l’expression « femme fatale » prend tout son sens avec ce bourreau féminin. Elle est à la fois splendide et horrible, elle est folle à en mourir.

Ce que j’ai particulièrement apprécié c’est que les voix s’alternent entre Lydia (la femme qui le retient prisonnier), Benoît (le prisonnier), la Police qui fait des recherches et la femme de Benoît. Principalement cela alterne entre Lydia et Benoît mais parfois la Police intervient. D’un côté on comprend les raisons de la meurtrière, de l’autre on a le désarroi et l’abandon fébrile du prisonnier.
L’écriture et le rythme a une importance : dans les moments où la tension monte l’écriture est plus fluide, alors que quand on a la voix de la Police c’est plus lent ; comme pour dénoncer la vitesse du désespoir de Benoît comparée à la lenteur des recherches policières.

On ne peut pas vraiment considérer ce livre comme un roman policier car le but n’est pas de se mettre du côté d’un détective ou de la Police mais c’est un échange entre une meurtrière assoiffée de vengeance et un homme qui ne comprend pas pourquoi il est là.

Sans aucun spoil, la fin ne nous laisse pas indemne puisqu’on comprend tout. Constamment la phrase qu’on a au bout des lèvres c’est « NAAAAAAAANNNNN !!!!!! » comme si c’est nous qui avions la force de crier alors que le prisonnier n’en a plus la force. Il y a un vrai lien entre l’auteur et le lecteur car notre cerveau va penser tout haut ce que le captif veut dire et faire.

Pour conclure, c’est un livre qui vous maintient tout du long en haleine, qui vous angoisse et qui annonce dès le début que la vie peut être dans les mains d’un autre car tout est une question de survie tout en gagnant du temps.
Pour ceux qui le liront, il y a beaucoup de faux espoirs où on pense que c’est la fin alors que non. Tout comme Benoît on y croit puis on n’y croit plus, ce sont les montagnes russes de l’espoir de survie. Le thriller se trouve là car on passe de l’espoir au désespoir le tout accompagné de violence… On ressent la rage, la peur, la faim, la solitude, l’angoisse et ce « NAAAAANNN !! Tout mais pas ça !! » qui résonne dans nos oreilles durant toute la lecture.

J’ai vraiment apprécié ce roman et cet auteur, je pense que j’irai lire les autres ouvrages qu’elle a écrit. Elle est très douée pour nous faire monter la pression et dévorer les pages d’un seul coup !

Je vous laisse découvrir ce livre qui j’espère vous plaira 🙂

 

Où le trouver :
– Richer – Pocket
– Amazon
– Fnac
– Espace Culturel Leclerc

 

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12 commentaires sur “Les Morsures de l’ombre, Karine GIEBEL

  1. Je connais cette autrice seulement de nom, je n’ai jamais rien lu d’elle. Mais le résumé me fait penser à un film que j’ai vu, et que j’ai trouvé super ! Si ça t’intéresse, ça s’appelle Misery, et au départ c’est un roman de Stephen King (je n’ai jamais rien lu de cet auteur non plus). Belle journée, bonnes lectures.

    Sue-Ricette

    Aimé par 1 personne

  2. J’aime beaucoup cette analyse. Ce n’est pas un livre vers lequel je me tournerais habituellement en priorité mais là il me tente vraiment. Je trouve que cet avis exploite mieux le potentiel du livre que le résumé, en tout cas c’est cet avis qui me donne envie. Car malgré plusieurs films vus sur le même sujet, ce livre a l’air d’avoir quelque chose qui n’a pas été vu et revu.
    Merci pour cet article de qualité 🙂

    Aimé par 1 personne

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